Raja Club Athletic

Raja Club Athletic

Il y a maintenant plus d'un demi-siècle naissait le Raja, club prestigieux puisant ses racines dans le militantisme et la ferveur des masses populaires bidaouies et dont la vocation première était de répondre aux aspirations légitimes d'une jeunesse avide de pratiques foot-ballistiques spectaculaisres et attractives.

Le Raja en parfaite osmose avec son public, s'est forgé une véritable éthique sportive, symbolisée par ce que l'ont appelle communément "L'ECOLE", qui se veut d'être, au-delà de l'apprentissage d'un football agréable et de qualité, un lieu où l'on cultive et privilégie avant tout le sens civique, la discipline et la générosité dans son acceptation la plus large.

LES GRANDES DATES DE L'HISTOIRE DU RAJA:

1949 : Création du Raja Club Athlétic
1949 : Division Honneur
1950 : Montée en deuxième division
1951 : Montée en première division
1974 : Vainqueur de la coupe du trône
1977 : Vainqueur de la coupe du trône
1982 : Vainqueur de la coupe du trône
1988 : Champion du Maroc
1989 : Champion d'Afrique
1996 : Vainqueur de la coupe du trône
1996 : Champion du Maroc
1997 : Champion du Maroc
1997 : Champion d'Afrique
1998 : Champion du Maroc
1999 : Champion du Maroc
1999 : Champion d'Afrique
1999 : Vainqueur de la coupe Afro-Asiatique
2000 : Participation à la coupe du monde des clubs champions au Brésil
2000 : Champion du Maroc
2001 : Champion du Maroc
2002 : Vainqueur de la coupe du trône
2003 : Vainqueur de la coupe de la CAF
2004 : Champion du Maroc

# Posté le jeudi 01 septembre 2005 11:58

Wydad Athletic Club

Wydad Athletic Club
La lutte nationale à l'origine de la Création du Wydad Athletic Club:

L'origine de la création du Wydad Athletic Club, se trouve dans la résistance à l'oppression du protectorat. Ainsi, bien avant l'indépendance, le port de Casablanca était entouré d'un grand nombre de piscines, et pour pouvoir avoir accès à ces piscines, il fallait appartenir à un club, clubs qui étaient crées et gérés par des européens. A partir de 1935/1936, un certain nombre de marocains juifs et musulmans purent adhérer à ces clubs et ainsi profiter des piscines de la ville. Mais rapidement le nombre de marocains devint trop important ce qui provoqua une certaine forme de crainte de la part des européens qui renvoyèrent les 'indigènes" des clubs. C'est ainsi qu'est venue l'idée de la création d'un club par des marocains, de telle sorte à permettre aux juifs et aux musulmans de se baigner dans les piscines du port. Ainsi vint l'idée de créer le club du Wydad avec pour objectif avoué de participer aux compétitions de Water Polo...

La difficulté de créer un club 100% Marocain du temps du protectorat :

Tout ne fut pas très facile, car après avoir demandé plusieurs fois l'autorisation aux autorités francaises pour la création du club, demandes qui furent chaque fois sans réponse, les Wydadis de la première heure (Haj Mohamed Benjelloun et le docteur haj Abdellatif Benjelloun Touimi), contactèrent l'association franco-marocaine pour tenter le régler le problème de l'enregistrement du club. C'est ainsi que le résident général Nogues intervint personnellement pour autoriser la création du Wydad, ceci sous certaines conditions très contraignantes: l'éloignement de la religion (pas de religion dans le sport), l'éloignement de la politique, pas de racisme (envers les francais), partage des 12 sièges du comité entre marocains et francais à part égales. C'est ainsi que le 8 Mai 1937 pour la première fois au Maroc, fut crée un club par des marocains.

Le Wydad incarne la résistance face à l'occupant :

En raison de sa spécificité, le Wydad était l'incarnation de la resistance du peuple marocain face à l'occupation francaise. En effet dans tous les terrains du Maroc ou il se produisait, le WAC était encouragé par des milliers de supporters, tous marocains. Contrairement à d'autres clubs tels que le RAC ou l'USM, le Wydad était composé en majorité ( 10 joueurs sur 11 le maximum autorisé par les réglements ) de marocains, ainsi le Wydad était en quelques sortes l'équipe nationale du Maroc. A travers le sport et donc le WAC, les marocains pouvaient vaincre l'occupant.

Cette spécificité est propre au Wydad, aucun autre club marocain d'avant indépendance ne peut renvendiquer un tel statut. Le WAC était le porte drapeaux du Maroc partout ou il jouait, ainsi lors d'un match de Coupe d'Afrique du Nord, alors qu'il se produisaient en Algérie, les joueurs marocains refusèrent de jouer tant que le drapeaux Marocain ne serait pas porté bien haut à coté du francais. Le match ne débuta que lorsque le drapeaux rouge frappé de l'étoile verte fut levé en compagnie du drapeaux tricolore. Une des nombreuses anecdotes qui démontre vraiment le coté patriote et courageux des Wydadis est celui de Feu Abdeslam qui lors de la présentation d'un match se mis à uriner en direction des musiciens qui jouaient la marseillaise.

Les grandes victoires du Wydad face au symbole de la France dans le football qu'était l'USM étaient vécuent comme des fêtes nationales pour l'ensemble des marocains. C'est entre autre pour ces raisons que le principal support du Wydad n'était autre que le Prince héritier de l'époque (et Président d'Honneur) Feu Hassan II qui n'hésitait pas à descendre dans le vestiaire lors des mi-temps pour encourager les "troupes" marocaines.

# Posté le jeudi 01 septembre 2005 08:30

Nass El Ghiwan: Ils ont influencé le maroc, l'afrique, le moyen orient. Ils sont les idoles de milliers de jeunes en quête d'identité. Ils sont la muse de la nouvelle génération de musiciens. Et SURTOUT ils sont de Casablanca!!!!!! Histoire d'un mythe...

Nass El Ghiwan: Ils ont influencé le maroc, l'afrique, le moyen orient. Ils sont les idoles de milliers de jeunes en quête d'identité. Ils sont la muse de la nouvelle génération de musiciens. Et SURTOUT ils sont de Casablanca!!!!!! Histoire d'un mythe...
Nass El ghiwane ne peuvent être confinés aux personnes qui formaient ce groupe mythique. La pratique des ghiwanes est une coutume ancestrale qui conférait à des gens connus pour leur probité et leur modestie la faculté de décrire par le chant et la parole la vie quotidienne, les problèmes et entraves de leurs semblables. Ces troubadours, de douars en douars, transmettaient leur savoir par l'entremise de la poésie, du chant et du jeu théâtral..

Et c'est ainsi que commence l'histoire...


Nous sommes à Casablanca, au début des années 60. Dans le quartier populaire de Hay El Mohamadi, 5 adolescents se rencontrent dans la maison de jeunes du coin et partagent leurs passions communes : la musique et le théâtre. Leurs noms : Omar Sayed, Larbi Batma, Abdelrahman Kirouj dit Paco, Boujemâa dit Boujemiî et Ali Yaala. Les jeunes casablancais rencontrent alors Tayeb Sadiqi, aujourd'hui célèbre dramaturge marocain, et à l'époque jeune directeur de troupe. Avec lui, ils feront des tournées dans tout le pays et au-delà.

Nass El Ghiwan sont nés d'une volonté de chanter comme on parle, et de parler comme on vit, de raconter le Maroc, de dénoncer l'injustice, et d'appeler à l'amour de son prochain. C'est une véritable révolution dans un Maroc qui vit alors une situation socio-politique difficile. L'idée de départ était simple : il fallait réquisitionner le patrimoine culturel pour créer des textes portant sur des questions de société.

Ainsi, le premier Show eut lieu à Casablanca dans le restaurant le Nautilus à Ain Diab. Mais un soir de juin 1971, le public Rbatti du Théâtre Mohamed V venu écouter l'Orchestre de la Radio Nationale voit débarquer sur scène en première partie de jeunes échevelés à l'allure débraillée. Au programme : « El sinya », « Ya bani insan » ou encore « laklâm lamraça », des morceaux qui allaient faire battre le c½ur de générations, et ce durant des décennies. Le public Rbatti ne s'y trompe pas : il leur fait un véritable triomphe, reprenant derrière eux les refrains et s'emportant tellement qu'il refusera d'écouter l'orchestre prévu en seconde partie !

Nass El Ghiwan sont les premiers à avoir mis en musique le 7âl (état de transe). Musicalement, ils ont bravé les tabous, remettant au goût du jour des instruments ruraux tels que le Bendir dénigré par les artistes de l'époque qui laissaient ça aux « chanteurs de mariage ». La touche unique du groupe doit d'ailleurs autant à la véhémence de ses textes et leurs caractères audacieux et avant-gardistes, qu'à ce subtil mélange de genres musicaux si différents : le style « âarubi » (rural) de Boujmiî et le style « gnawi » de Paco, authentique mâalem d'Essaouira..

Les nouvelles chansons de Nass El Ghiwane avaient pour titres : "al majzara", "fine ghadi biya khouya", "lbtana", "lehmami", "wach 7na houma 7na", "Ahl el hal"...Par son approche insolite, le groupe Nass El Ghiwane s'inscrivait d'emblée dans un mouvement de réaction contre la "chanson âsriya" qui languissait dans d'interminables plaintes d'amour et ennuyait par son caractère relativement figé ; et s'attache à créer un ton véhément en parfaite osmose avec les nouveaux textes.

Mais le destin va les frapper en 1974 avec la mort de Boujemiî, un vrai choc qui les laissera, eux comme leurs fans, inconsolables. Larbi Batma tombera à son tour gravement malade. Poète et écrivain, il est la plume du groupe et en traduit l'essence. Il finira par décéder d'un cancer en 1997 en laissant derrière lui une ½uvre biographique incontournable « Arrahil » .

Elevé au rang de mythe, le groupe ne pouvait disparaître. Il s'est donc recomposé, comptant toujours Omar Sayed et Ali Yaala, et accueillant le jeune Rédouane en 1995 puis Rachid Batma, le frère de Larbi, en 1996.

Leurs hymnes à l'Amour et à la Paix restent on ne peut plus d'actualité, eux qui demandaient inlassablement « quelle différence y a-t-il entre toi, et toi, et moi ? ». La preuve, la reprise on ne peut plus moderne de leur magnifique chanson "Fine ghadi biya khouya" par le groupe on ne peut plus à la mode aussi Hoba Hoba Spirit.

# Posté le mercredi 31 août 2005 16:57

Modifié le vendredi 02 septembre 2005 18:36

Les festivals de ma ville ...

Les festivals de ma ville ...
Casablanca danse comme toutes les villes du maroc sur les rythmes de deux festivals chaque année. Sous le soleil ou sous les étoiles, l'ambiance et la joie ne manquent pas. Mais ce qui distingue le festival Bidaoui des autres, c'est la variété des styles musicaux. Chez moi on satisfait tous les goûts et l'ennui ne trouve pas sa place parmi le public, du metal jusqu'au gnawa passant par le chaabi, le jazz,..


BOULEVARD DES JEUNES MUSICIENS :

C'est le festival qui touche le plus la jeunesse casablancaise (et marocaine) et prochainement internationale. Il dure 3 jours, le 1er jour special Rap,le 2eme jour special Metal, le 3eme jour special Gnawa fusion. Ce festival participe directement à l'évolution de la scène musicale marocaine en donnant la chance aux jeunes talents de performer sur une scène professionelle et devant un public de plus de 20 000 bidaouias et bidaouis. Et tout cela dans le cadre de la compétition puisqu'il y a des jurés qui nomment à chaque clôture du festival un gagnant dans chaque style musical. Mais le plus important pour le public, à part découvrir les groupes de demain, est d'assister à des concerts de groupes dont le nom a un poids sur la scène artistique mondial comme Kreator ...
( et ce qui marque aussi le boulevard c'est " adakhla fabor " ( entrée gratos):D )

LE FESTIVAL DE CASABLANCA :

Après la conférence de presse qui s'est deroulée le mardi 14 juin 2005, le Wali de Casablanca a déclaré que la wilaya du grand Casablanca prendra en charge et organisera un festival multidisciplinaire innovateur et unique. Cette action se basera sur la musique, l'art urbain, le cinéma, les spectacles de rue et animations. Et il accueillera pas moins de 500 artistes nationaux et internationaux. Une quarantaine de concerts, une soixantaine de projections de films, des expositions, des spectacles de rue et diverses animations sont prévues durant huit jours.

Ecrit par Celestenoir et Ankhsounamoun

# Posté le mercredi 31 août 2005 06:10

Modifié le jeudi 01 septembre 2005 18:18

L'histoire de ma ville ...

L'histoire de ma ville ...
On a coutume d'associer l'histoire de la Région du Grand Casablanca à l'ère moderne et plus précisément à l'époque post coloniale.

Certes, Casablanca n'a connu son émancipation et son rayonnement national comme pôle névralgique dans le tissu économique que durant la première moitié du 20ème siècle. Mais Casablanca est aussi une cité ancienne qui date de l'âge préhistorique. En témoignent les fouilles archéologiques qui ont révélé des traces de vie de l'homme de la préhistoire dénommé à juste titre « l'homme de Sidi Abderrahmane » du nom du site du même nom découvert, entre autre, dans cette région.

Les principaux autres sites sont :

LISSASFA dont l'âge est estimé entre cinq et six millions d'années.
AHLAGHLAM, vieux de 2.500.000 ans et ayant connu l'existence de « L'Heberian » l'ancêtre du cheval.
OULED HMIDA, comprenant plusieurs sites dont les plus célèbres sont :
- THOMAS1 : ce site témoigne de la première présence de l'être humain depuis un million d'années.
- Sidi Abderrahmane, appartenant à la fin de l'âge de la pierre. Il a donné son nom à l'homme qui a habité cet endroit pour une longue période.

Casablanca à travers l'histoire :

Les historiens appelaient indifféremment Anfa, Anafa ou Anafi, l'air géographique qu'occupe actuellement Casablanca. Néanmoins, aucun d'entre eux n'a déterminé avec précision le vrai fondateur d'Anfa. Certains, comme Ibnou El Wazzane (Léon l'africain) prétendaient que la cité fut fondée du temps des Romains, d'autres plaidaient plutôt en faveur des phéniciens.

Cependant, la majorité des historiens affirme que se sont les berbères de Zenata qui ont construit Anfa. Celle-ci a été réputée par ses Oulémas, ses soldats et par son commerce florissant.

Sous l'égide de la dynastie Mérinide, Anfa demeure une petite ville ouverte sur les transactions maritimes avec l'étranger notamment avec l'Espagne et le Portugal.

Ses habitants furent des marins et des pirates qui n'hésitaient pas à attaquer les bateaux surtout des portugais. Ces derniers et pour protéger leur commerce envahissaient et détruisaient complètement Anfa vers l'année 1468. En 1515, les Portugais voulaient construire une forteresse mais leur défaite face aux Mérinides les a dissuadés. Puis, la cité sombra dans l'oubli et ne laissant que le mausolée de Sid Allal Quairaouani comme témoin d'une civilisation florissante.

Sous le règne de la dynastie Alaouite au temps du Sultan Sid Mohammed Ben abdellah (1757-1790) la cité renaissait de ses cendres et devenait « Dar Al Baida » (Maison Blanche) ou Casablanca selon la dénomination espagnole. Grâce aux impôts imposés aux tribus de Chaouia, le Sultan Mohammed Ben Abdellah a pu bâtir une forteresse qui servait en premier temps de camp pour les soldats et qui devint ultérieurement une destination privilégiée des tribus de Doukkala et de Chaouia.

Vers 1830, le commerce à Casablanca connaissait un développement certes lent mais régulier. Cette croissance s'est accrue d'une façon significative sous le règne de Moulay Hassan 1er à telle enseigne que Casablanca devenait un point d'attrait pour les commerçants et les artisans du royaume en général et de Fès et Marrakech en particulier.

C'est en 1912, que fut décidée la construction à Casablanca du premier grand port moderne du Royaume. C'était un tournant historique qui affecta le destin de Casablanca. Le développement économique de la Région s'est intensifié par l'activité portuaire et draina les investissements nationaux et étrangers donnant ainsi naissance à une ville moderne devenue aujourd'hui la capitale économique du Royaume.

L'histoire du port de Casablanca

L'essor commercial de Casablanca est indubitablement lié à l'essor de son port. Paradoxalement si le trafic maritime y est, dès 1906, le plus intense de tout le Maroc, la ville est "un port sans port". Seul un bassin trapézoïdal d'une cinquantaine de mètres de largeur, permet aux barcasses transportant marchandises et passagers d'accoster, les navires restant au large. Mais la navigation à vapeur rendant obsolète les ports d'estuaire, va renforcer la position de Casablanca.
Face à l'intensité des échanges, les autorités publiques décident, dès 1904, d'engager les premiers travaux d'aménagement du port. Entrepris sous la tutelle de la France en 1907, le chantier implique la mise en place de nombreuses infrastructures comme la construction d'une ligne de voie ferrée qui va entraîner la profanation d'un cimetière musulman. Sacrilège impardonnable, il entraîne la colère des Casablancais qui, en représailles contre la présence étrangère, assassinent sept ouvriers européens.

Casablanca et la seconde guerre mondiale
Loin d'affaiblir la ville, la seconde guerre mondiale va lui insuffler une seconde jeunesse qui durera jusqu'à l'Indépendance :
- Le débarquement des Alliés en 1942, va permettre une reprise précoce de l'activité industrielle ;
- La tenue de grandes conférences, comme la conférence d'Anfa donnera une légitimité internationale à la ville, et la diffusion de nouveaux idéaux, fortement imprégnés par la culture américaine, va influencer le mode de vie et l'architecture casablancais.

La Conférence d'Anfa

Du 14 au 24 janvier 1943, se sont tenues à Casablanca, à l'hôtel d'Anfa, plusieurs entrevues qui allèrent changer la face du monde.
Préparée dans le plus grand des secrets par les Américains, la rencontre devait réunir le premier ministre britannique Churchill et le président américain Roosevelt afin de discuter des préparatifs d'un débarquement des forces alliées en Europe. Informés par les services secrets espagnols, les Allemands, qui avaient bombardé Casablanca, 15 jours auparavant, se laissèrent abuser par la traduction de Casablanca et en déduisirent que l'entrevue se déroulerait à la Maison Blanche à Washington.
Quartier bouclé, villas réquisitionnées, la colline d'Anfa prit pendant les journées que durèrent les entrevues, communément appelée Conférence d'Anfa, des allures de place forte.
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# Posté le mardi 30 août 2005 17:55